Les profils d’entreprise à ne pas prendre en exemple

Publié le : 24 février 20225 mins de lecture

Nous allons analyser profils d’entreprises à NE PAS prendre en exemple. Les défauts dont nous allons parler n’ont rien à voir avec la qualité de l’écriture, mais seulement avec certaines astuces qu’il aurait été bon d’adopter et qui ont plutôt été ignorées.

Celles qui partent du bon pied sont à mi-chemin

Les entreprises qui partent du bon pied sont à mi-chemin, mais l’autre moitié du travail, pour cet institut linguistique, reste inachevée. Outre l’effet de bricolage créé par le titre HOME en haut à gauche, il manque dans ce cas les « ancres de lecture », c’est-à-dire ces mots ou formules mis en gras qui focalisent l’attention de l’utilisateur et l’aident à s’orienter. De plus, étant donné le nombre élevé de paragraphes, il n’aurait pas été mauvais d’aider avec des titres H2.

Si le problème du profil numéro 1 était l’absence d' »ancre de lecture », dans la page d’accueil de cette brasserie se produit exactement le contraire ! Il y a beaucoup trop de mots surlignés, le seul résultat étant qu’on a l’impression de n’avoir rien surligné. Une occasion manquée tant pour les utilisateurs en chair et en os que pour les robots de Google, pour qui l’interprétation du thème de la page ne se basera pas sur les mots-clés en gras.

A propos des manuels de création littéraire et de communication

Bien que de nombreux auteurs se moquent de ce principe, le premier conseil est toujours d’être direct et d’aller droit au but. Le concessionnaire dans cet exemple le fait, mais d’une manière qui est aussi trop abrupte ! En lisant ces 5 lignes, on a l’impression d’être écarté par quelqu’un qui avait mieux à faire. Dommage !

S’il est vrai, par ailleurs, que le profil de ce Mobilificio est enrichi par la possibilité de télécharger en pdf, d’imprimer ou d’envoyer par e-mail le texte (voir les trois icônes dans le coin supérieur droit), il est également vrai que:

A) les dimensions de la photo choisie sont disproportionnées par rapport à celles du texte lui-même ;

B) il n’y a pas de subdivision en paragraphes (un couple serait suffisant) ;

C) il n’y a aucune sorte d’optimisation du point de vue du gras ;

D) le fond violet n’est pas exactement idéal pour la lecture. Il faudrait très peu de choses, et pourtant.

On vous assure : ce profil n’est pas rétréci, mais il est exactement de la même taille que celui que l’on trouve en ligne ! Celui qui l’a rédigé pour ce magasin de cuir (peut-être les employés eux-mêmes, suivant l’habituelle loi du bricolage italien) ne connaît aucune des règles d’optimisation des textes, notamment l’utilisation de polices plus lisibles que d’autres comme Verdana ou Arial.

L’importance de la rubrique « à propos de nous »

Le présenter de la meilleure façon possible signifie impressionner le client de manière positive, comme lorsque vous vous présentez chez quelqu’un avec un bouquet de fleurs ou une boîte de chocolats. Dans le cas de cette usine de boîtes, vu l’effet « brique » du texte de la photo, plus qu’à une boîte de chocolats je pense à une peperonata.

Récemment, on a choisi le profil d’une agence web comme exemple vertueux. Les mêmes agences web, cependant, montrent souvent qu’elles ne connaissent absolument rien aux règles d’optimisation d’un texte. L’agence web de cette capture d’écran ne fait pas exception, et se laisse aller à une utilisation effrénée (et contre-productive) du bon vieux gras.

Et voici l’une des erreurs les plus fréquentes : le pain de viande de l’information. Certes, vous voulez tout dire, être complet, expliquer votre histoire, combien il a été difficile de lever l’entreprise et ainsi de suite… mais croyez-moi : 3 paragraphes de 5 lignes chacun suffisent, certainement pas le papyrus que ce cabinet propose à ses visiteurs ! (À propos, en italien, tout mot anglais, tel que partner  ne veut jamais le S lorsqu’il est destiné au pluriel).

Si vous avez des doutes sur ce que vous devez écrire, ne suivez pas l’exemple de ce magasin d’instruments de musique. Je suis d’accord pour dire que les images parlent d’elles-mêmes, mais Google n’a pas d’yeux, seulement des araignées qui lisent le texte ! Même s’il est présent, n’oubliez pas que l’attribut-alt à associer aux images, qu’on le veuille ou non, peut être considéré comme un complément à l’écrit, pas comme un substitut !

Ce qui fait la différence, comme vous pouvez le constater, ce sont surtout les détails, et si vous n’avez toujours pas lu le billet de la semaine dernière, faites-le, car vous vous rendrez compte qu’il faut très peu de choses pour améliorer la communication sur le web. La grande majorité des entreprises italiennes ne l’ont pas encore compris, mais la voie est déjà tracée : seuls ceux qui parviendront à se démarquer, un jour, pourront en tirer les meilleurs bénéfices.

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